Addictions et sophrologie, le point de vue de Sophroptima

La sophrologie permet-elle de vaincre ses addictions?

Quand on me demande si la sophrologie permet de perdre du poids ou d’arrêter de fumer, ma réponse est assez claire: non! Les outils apportés par la sophrologie ne font pas descendre l’aiguille de la balance comme par magie, n’enlèvent pas l’envie de fumer radicalement au fumeur invétéré. Par contre, ils sont un excellent accompagnement, une merveilleuse base de travail pour mettre en marche la conscience et se libérer du cercle infernal des compensations!

A moins d’être un sorcier vaudou, on ne peut  rompre d’un coup d’un seul l’ensorcellement de ces addictions aussi multiples qu’il y a d’individus sur Terre. Le processus émotionnel qui conduit à grignoter compulsivement, à dépendre du sucre, du tabac, et à bien d’autres besoins, est complexe. Le lien entre émotion et réaction cérébrale est si étroit et tellement ancré en nous, qu’il serait vain de s’imaginer qu’une seule séance permet de venir à bout de l‘addiction, et donc de l’angoisse attenante.

Que révèle une addiction?

Car, il faut bien comprendre que tabac, grignotage, onychophagie, etc. ne sont que les faces visibles de l’iceberg. La partie immergée contient toute l’angoisse, le stress chronique refoulé. Et c’est à cette part-là de nous-même que s’adresse la sophrologie. Tenter d’enrayer une addiction sans prendre en compte ce qui amène à développer cette béquille anxiolytique serait vain et sans résultat à moyen et long termes.

Que peut la sophrologie?

Isabelle et moi sommes convaincues des bienfaits des outils sophrologiques. Ils amènent  un retour à l’équilibre psychique, émotionnel et physique. C’est en nous reconnectant à notre corps que nous réussissons au fil des séances à nous adresser à notre cerveau, pour le « rassurer », comme disait si justement notre directeur d’école José Nève, à l’ESA. « Pour nous adresser à notre cerveau, il faut ruser quelque peu: passer par le corps en développant les ressentis positifs du lâcher prise! Seul message que comprend notre cerveau! Ce n’est pas moi qui le dis, c’est comme ça que ça fonctionne! » (idem) En cela, la sophrologie diffère de la psychologie.

Il n’y a donc pas forcément une sophrologie pour le poids, une sophrologie pour le tabac, une autre pour les ongles… L’addiction est le fruit d’une douleur émotionnelle interne. Si les émotions s’intègrent, alors l’addiction s’amenuise, s’estompe, et finit par disparaître. Mais ce processus s’effectue sur la durée, même après avoir fini la cure. La notion de temps inhérente à notre société « moderne » n’est bien évidemment pas celle que peut suivre notre métabolisme!

 

Lucie Pouille.

 

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